LA REPRODUCTION CHEZ LES SANGSUES


Les sangsues sont incapables de reproduction asexuée. Leur capacité de régénération est également très faibles. Quand une sangsue est divisée en deux parties, la partie antérieure peut naître un nouvel anus, mais la partie postérieure ne peut pas former une nouvelle tête. (Davies, 1991 ; Çağlar, 1973 ; Savyer,1986). Toutes les sangsues sont hermaphrodites, et ont un mâle et une femelle gonophore dans leurs systèmes de reproduction. Les organes mâles et femelles s’ouvrent à l’extérieur du corps dans la partie médiane de la partie ventrale. Le pore génital mâle est toujours situé à l’antérieure du pore femelle. Les gonades mâles sont sous forme de sacs ronds. Le nombre de celles-ci est d’au moins 4 paires et jusqu’à 17 paires au maximum. Les testicules sont alignés sur les côtés ayant chaque paire de segments dans la partie médiane du corps. Dans les parties extérieures des lignées des testicules, s’étendent un canal de sperme dans chaque partie. Chaque testicule est ouvert au canal spermatique à leur côté à travers canalicules séparées. Les deux grands canaux spermatiques courent à l’avant et après avoir formé une expansion chacun, qui sont considérés comme des sacs spermatiques, finissent dans un atrium commun. L’extrémité commune des canaux spermatiques dans Hirudinidae contient un pénis (Image 5). L’Atrium est entouré des cellules sécrétrices qui sont très courtes, complexes et ses murs s’ouvrent à l’intérieur du lumen. La glande de sécrétion proximale a été nommée comme prostate. Spermatophores n’ont pas été développées. Spermatogenèse commence d’abord dans les lumens des testicules des sangsues. Rhynchobdellida et Pharyngobdellida n’ont pas d’organes de copulation (Barnes, 1974 ; Davies 1991 ; Kaestner, 1967 ; Sawyer 1986). Nombre d’ovaires est toujours limitée avec un couple, et ils sont situés entre le couple antérieur de testicules et l’Atrium mâle. L’ovaire est un assemblage du tissu germinal, et parfois il peut contenir quelques cocons (sac d’ovules) à l’intérieur. (Barnes, 1974 ; Davies 1991 ; Kaestner, 1967 ; Sawyer 1986). Le court oviducte s’étend dans la direction antérieure et s’unit avec  l’organe opposé dans un vagin. Le gonophore femelle s’ouvre sur le côté ventral du 11e segment. Les ovules sont libérés dans les ovaires en tant que gamètes immatures (ovocytes) et complètent leur maturité dans le cocon fluide (Barnes, 1974 ; Davies 1991 ; Kaestner, 1967; Sağlam et Sarıeyyüpoğlu, 1998; Sawyer 1986).

L’insémination dans une partie des sangsues est effectuée comme le transfert des spermatozoïdes au vagin de l’autre individu par le pénis (Gnathobdellida).  Dans d’autres, un outil de copulation contenant de la chitine est formé à l’extrémité du conduit séminal (spermatophore) qui sont poignardés quelque part sur la peau du partenaire (surtout au niveau du dos) (Rhynchobdellida, Pharyngobdellida).  Les spermatophores ont un effet dissolvant sur la peau. Les spermatozoïdes sont transférés dans l’espace cœlomique dans un peu de temps et de là, aux ovaires. En général, l’insémination  se réalise à travers le pénis, est biaisée, tandis que l’insémination qui se déroule avec les spermatophores est réciproque. Après une période après l’insémination, les ovules sont transférés dans un sac rempli d’un liquide nutritif contenant de l’albumine sécrétée par les glandes clitellum. (Image 8). Clitellum devient clairement visible au cours de cette période (Barnes, 1974 ; Davies 1991 ; Kaestner, 1967 ; Sağlam et Sarıeyyüpoğlu, 1998 ; Sawyer 1986). Le sac d’ovules portent les oeufs productifs après avoir été libérés de la femelle gonophore (Image 6). Chez les Piscicolidae, un cocon n’a transporté qu’un seul ovule.Cependant, ce nombre varie chez  les autres espèces de sangsues.Nehellopsis obscura laisse 1-4 cocons dans une période de reproduction et elle a 1-8 œufs dans chaque cocon (Sağlam et Sarıeyyüpoğlu, 1998). Cependant Hirudo medicinalis peut produire 1-8 cocons dans une période et chaque cocon peut en contenir 33 embryons. (Savyer, 1986). Les sacs sont principalement laissés sur des objets dans l’eau; certaines formes parasitaires les laissent dans le corps de l’hôte. On peut observer dans certaines espèces qui s’enterrent dans la terre humide en se détachant de l’eau pour laisser leurs cocons comme chez les Hirudo medicinalis.Parmi les Hirudinea, on peut observer qu’elles entretiennent leurs petits. Soit elles transportent  ensemble leurs ovules soit elles protègent leurs ovules où elles ont laissé en s’étirant leur corps  en dessus de leurs ovules. Les sangsues deviennent matures sans métaphore (Barnes, 1974 ; Çağlar, 1973 ; Kaestner, 1967 ; Sawyer 1986). La plupart des sangsues survivent pendant un an. Les sangsues éclosent au printemps à maturité dans l’année suivante Leur cycle de vie dépend de leurs habitudes d’alimentation et de leur habitat. Hirudo médicinalis survit plus longtemps par rapport à d’autres espèces (Barnes, 1974).